Meshuggah - ObZen (2008)

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Meshuggah - ObZen (2008)

Message par Barak le Sam 22 Mar - 0:26



Line-up

Jens Kidman (chant)
Mårten Hagström (guitare)
Fredrik Thordendal (guitare)
Dick Lövgren (basse)
Thomas Haake (batterie)

Tracklist
1. Combustion
2. Electric Red
3. Bleed
4. Lethargica
5. ObZen
6. The Spiteful Snake
7. Pineal Gland Optics
8. Pravus
9. Dancers To A Discordant System

De toute façon c’était gagné d’avance… Meshuggah maître de la musique lourde n’a jamais déçu. Au dessus de 99.9% de la scène metal les suédois sont aujourd’hui de véritables icônes du genre, avec une discographie ou chaque album s’est vu tamponné CULTE sur la jaquette. Si certaines mauvaises langues considèrent que pour trouver de l’intérêt à leur musique il faut avoir fait maths sup’, pour d’autres, c’est à chaque album une supra-baffe dans ta gueule, de celle qui te laisse la trace sur la joue pendant des jours (des semaines, des mois, des années ?) et qui te fait voler tes dents. Autant tuer le suspense tout de suite, "ObZen" ne dérogera pas à la règle bien au contraire.

Après un "Catch 33" monolithique qui marquait en quelque sorte un aboutissement de la démarche artistique entreprise par les suédois depuis leurs débuts et où le groupe avait scotché tout le monde avec un album éprouvant mais génialissime, la seule question que l’on était en droit de se poser était : Et maintenant ? Oui que faire lorsque petit à petit on a franchi les étapes et que l’on est arrivé au sommet ? Et bien pourquoi ne pas prendre ce que l’on a fait de meilleur auparavant tout en rajoutant une couche de nouveauté à l’ensemble? Meshuggah l’a fait…Très bon choix.

Ainsi cet album ne déstabilisera pas les amateurs de la première heure, par sa lourdeur pachydermique et des rythmiques assommantes, "Nothing" et "Choasphere" se rappelleront à vos bons souvenirs sur des morceaux comme "The Electric Red" ou sur le final "Dancers To The Discordant System". Pour d’autres, ceux vouant un culte à "Catch 33" c’est du tout bon aussi avec des passages de douceur (somme toute relatif) qui rappelleraient presque "Mind’s Mirror" sur le dernier album et surtout des pièces toutes en lourdeur qui ne perdent pas leur aggressivité ni l’ambiance du précédent opus.

Mais Meshuggah sait aussi surprendre et se renouveler. Ainsi l’album démarre sur "Combustion" et là difficile de vous décrire ce que j’ai ressenti à l’écoute d’une telle tuerie. On prend une déflagration hors du commun. Une intro lente puis les fauves sont lâchés, agressifs et affamés, un morceau d’une efficacité rare tout en restant propre à du Meshuggah. Un tempo élevé qui vous secoue dans tous les sens et peut-être bien l’un des meilleurs morceaux que les suédois aient jamais pondu. En faisant le pari de l’efficacité sur certains titres, le groupe ne perd rien de sa superbe. Mieux il fait un joli pied de nez à tous ses détracteurs. Meshuggah sait faire du Meshuggah sans se montrer trop complexe et pourrait ainsi ravir ceux qui aiment juste quand ça envoie et qui restent insensibles aux structures alambiquées habituelles. Le combo écrase, broie, détruit tout, que ce soit en première ou à fond les ballons.

Un mot sur la prod’ ? Elle est tout simplement parfaite. Le chant de Jens Kidman est agressif et puissant comme d’habitude, le bougre rugit sur chaque piste avec une délectation garantie pour l’auditeur. Les huit cordes de Hagström et Thordendal claquent, rebondissent avec ce sont si particulier et apportent toujours cette lourdeur unique. La basse de Lövgren se pose en parfaite accompagnatrice des guitares et n’a peut-être jamais aussi bien sonnée. Quant à la batterie, si elle peut paraître moins complexe que par le passé elle reste toujours sismique, et en parfaite adéquation avec la musique proposé. Haake frappe un (des ?) grand coup, il a laissé tombé le drumkit ? Grand bien lui fasse.

Un défaut ? Je n’en trouve pas. Ah si, l’artwork… S’il plante bien l’ambiance avec ce paradoxe entre la musique maîtrisée du groupe et la violence ressentie, il n’en reste pas moins moche (après il ne s’agit que de mon opinion personnelle).

En résumé, Meshuggah une fois de plus ne faillit pas et continue de fournir une discographie sans échec. Un album techniquement parfait qui tout en puisant sur les albums précédents amène son lot de nouveautés. Toujours aussi riche, technique lourd, neuronal et puissant mais un peu moins complexe, il vous faudra tout de même plusieurs écoutes pour pouvoir appréhender cet "ObZen" dont on attend de voir maintenant les dégâts et les sensations qu’il pourra provoquer sur scène. Meshuggah conserve son leadership encore et toujours...


18.5/20
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Barak
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Re: Meshuggah - ObZen (2008)

Message par Lazare le Ven 11 Avr - 21:04

Ca à l'air de roxer pas mal. Je vais me le dler.
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