Tool - Aenima (1996)

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Tool - Aenima (1996)

Message par Barak le Sam 10 Mar - 18:22



Tracklist
1. Stinkfist / 2. Eulogy / 3. H 4. Useful Idiot/ 5. 46 & 2/ 6. Message To Harry Manback/ 7. Hooker With A Penis8. Intermission /9. Jimmy/ 10. Die Eier Von Satan/11. Pushit/12. Cesaro Summability/13. Aenima/14. Ions/15. Third Eye

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Beaucoup fantasment sur la possibilité de l'existence de la zone 51, là ou se cacherait un centre de recherche top secret rempli de scientifiques en blouse blanche... La vérité on ne la connait pas, on ne sait pas si oui ou non se cachent des petits aliens et certains se demandent si ils existent vraiment. Pour en avoir la réponse il est inutile de rejoindre Raël ou la scientologie (au secouuuuuurs !!!) non la réponse est en 4 lettres, la réponse de prénomme Tool et la vérité ne viendra pas par les yeux, mais elle arrivera à vous par les oreilles.

"Aenima", 2eme album d'un groupe qu'aujourd'hui on en présente plus, l'insaisissable Tool, groupe entré au panthéon du métal avec une discographie de (seulement!) 4 albums et une démo mais aussi grace à des performances lives uniques. "Aenima" est sorti en 1996, 3 ans après "Undertow", album qui a permis au groupe de se révéler et de rencontrer un succès certain. Et là où certains sentant que leur notoriété ne pourrait qu'exploser encore plus se contenteraient de reprendre la recette de leur reussite où vendraient leur âme avec une musique dégraissé, "FMisé" et décomplexisé, Tool va au contraire corcer l'affaire, compliquer sa musique, allonger la durée de certaines de ses chansons se rendre moins accèssible... Grand bien leur en a pris.
15 pistes dont 6 intermèdes et des morceaux dont la longueur peut aller flirter avec les 10 minutes. Beaucoup se seraient cassé les dents. D'autant que Tool en chemin à perdu son bassiste Paul Damour, remplacé encore aujourd'hui par le grand (tant par le physique que par le talent) Justin Chancellor, mais là encore rien ne semble pouvoir atteindre la bête.
Dès "Stinkfist" le ton est donné, par rapport à "Undertow", la musique est moins directe, on plonge dans l'expérimental, Justin dévoile un jeu hypnotique bluffant, les riffs d'Adam Jones sont tordus dissonants, déstructurés, la batterie de Danny Carrey fait des merveilles et Maynard se sublime. Si l'on avait pu détecter un potentiel certain par rapport à son chant sur le précédent opus, on est ici largement au dessus de nos attentes, entre un chant calme, doux et mélodique qui vous serre le coeur et des montées de colère suffoquantes, l'homme éblouit par un talent hors du commun qui se révèle une évidence. Les pistes s'enchainent, "Eulogy", "H", "46&2"... révélant encore plus le nouveau chemin emprunté par le groupe: Mystique, tribale, colérique et hypnotique mais toujours avec un pouvoir émotionnel qui vous touche au plus profond de votre âme.
Premier interlude, l'étrange "Message To Harry Manback", message laissé par l'ex coloc d'un ami de Maynard qui avait été viré de l'appartement sur le répondeur de cet ami en question (faut suivre hein), le tout arangé au piano.
On repart et l'explosion se produit car arrive "Hooker With A Penis", certainement le morceau le plus violent de l'album, un doigt levé envers les détracteurs du groupe qui les considère comme un groupe de vendu: " So...shut up and Buy my new record Send more money Fuck you, buddy." Le texte le plux explicite de l'album car comme toujours, le groupe manie un discours imagé complexe et difficilement compréhensible dès la première écoute.
Vous reprendrez bien un petit interlude avec ette musique style fête foraine qui précède et imite le riff de "Jimmy". Un morceau irrésistiblement planant avec sa rythmique lente et sa guitare aux riffs dégoulinants et bruitistes. On passe les deux tiers de l'album avec "Die Eier Von Satan" interlude étrange en allemand aux allures de discours fasciste période nazie (le discours est en allemand) qui énumère une recette de cuisine... Néanmoins là encore rien n'est fait au hasard et le groupe "met en garde" l'auditeur sur le fait que les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être.
Final en apothéose avec les derniers morceaux, comme par exemple le lancinant "Pushit" mais surtout "Aenema" et son refrain inéxorablement fédérateur et enervé opposé à ses couplets calmes, à n'en point douter un des moments forts de l'album (enfin fort parmi les forts serait plus exact) avant de finir sur l'apocalytique et barré "Third Eyes" ponctué d'accélérations vertigineuses comme d'autant de passages poignants ou calmes, le tout étalé sur presque 15 minutes.

Et l'on reprend connaissance, encore secoué par ce voyage musical incomparable et indescriptible que l'on vient de faire. Car Tool à bel et bien crée son propre style comparable à nul autre, désormais ily'a la "patte Tool", cette touche de génie qui fait que ce que le groupe crée se transforme en or et cet "Aenima" en est la preuve.
Comme le dit Jonathan Davis de Korn, dans la musique il y'a 2 types de groupes, ceux qui creusent le tunnel et ceux qui se contentent de s'y engouffrer et de suivre. Tool avec cet album prouve qu'il est de la première catégorie, mais aussi que son tunnel est tellement torturé qu'aucun groupe ne peut tenter de les suivre au risque de se perdre.
"Aenima" est un album magique, pour beaucoup considéré comme la pièce maîtresse et inégalable du groupe, un point c'est tout.

19.5/20
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Barak
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